Galerie Detaille

5 - 7 rue Marius Jauffret - 13008 Marseille
Gilbert GARCIN, <em>Ainsi va le monde</em>

Ainsi va le Monde

Gilbert GARCIN, Ainsi va le monde

Exposition du 13.05.2015 au 11.07.2015

Un existentialisme photographique

« L'homme tourne autour de son idée, la capture, la tient, lâche les fausses bonnes pistes, cherche les doubles sens, les différents degrés, en dessine les déclinaisons visuelles, en affine les croquis, réfléchit à leur mise en espace, à leur faisabilité, se régale à l'avance d'une économie de moyens qui donne la clef de l'œuvre.

‘Je pars toujours d'une correspondance entre la réalité et une abstraction. Tout fait l'affaire : les nuages dans le ciel, une expression dans un livre, un mythe, une scène sur le Vieux-Port… Après, c'est l'humeur qui décide. Ça coule naturellement, comme l'écriture automatique.'

L'exploit, avec cet humble bricolage, c'est de faire ouvrir les yeux sur le monde, de favoriser une réflexion sur l'humain. Les iconographes ne s'y trompent pas qui s'emparent de ses images pour illustrer des articles du « Monde diplomatique » ou des chapitres de manuels philosophiques sur Kant ou Schopenhauer. Ce qui plaît, chez Garcin, c'est cette métaphore qui se déploie dans un champ narratif, plus philosophique que romanesque. »
Extrait du texte de Magali Jauffret, Tout peut arriver, photographies de Gilbert Garcin, Éditions Filigranes.

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Gilbert Garcin vit et travaille à Marseille. L'exposition présente une quarantaine de photographies réalisées entre 1995 et 2012.
Les tirages barytés sont réalisés sous son contrôle par Picto.

Il est représenté par la Galerie Camera Obscura, Paris.

Vivre                                                     La Vie d'artiste



Il a publié plusieurs livres de photographies :
La vie est un théâtre, Éditions Filigranes, 1999
L'homme qui est une image, Éditions Autre temps / Fondation Regards de Provence, 1999.
Simulacres, Éditions Filigranes, 2002
Le témoin, Éditions Filigranes, 2005
Tout peut arriver, Éditions Filigranes, 2007
Mister G., Éditions Filigranes, en deux volumes publiés en 2009 et 2011
Lorsque le vent viendra et Faire de son mieux, Éditions Filigranes, 2013
ces deux ouvrages sont disponibles séparément ou réunis dans un coffret.
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Sur la terrasse de son appartement, studio improvisé, Gilbert Garcin se photographie, seul d'abord, avant d'associer sa femme aux saynètes. Leurs silhouettes, fixées sur négatifs dans des pauses étudiées, sont ensuite tirées, découpées puis intégrées à des décors de sable ou de papiers collés – bricolage de petites mises en scène artisanales alliant des éléments miniaturisés. C'est par l'assemblage ou la juxtaposition d'images et d'accessoires dont l'échelle est tronquée à la prise de vue, que l'artisan métamorphose le monde en créant des tableaux chargés de poésie, d'humour ou de lucidité implacable. Le photographe n'utilise à aucun moment l'outil informatique. Comme souvent chez Magritte – auquel il fait penser –, le titre est une composante de l'œuvre, et à l'instar du peintre belge, Gilbert Garcin ne cesse de s'interroger sur la condition humaine, ce qui l'entraîne sur des chemins forcément hasardeux.

« Nous avons tous des préoccupations profondes : le temps qui passe, la crainte de l'avenir, l'absurdité du monde, la solitude… Les mettre en images est une tentative un peu désespérée de les faire partager. Et pour ne pas être lugubre ou pédant, autant les faire partager avec humour ! »
(Propos recueillis par Jean-Christophe Béchet, journaliste et photographe)

Sauver la Nature



Un existentialisme photographique

« L'homme tourne autour de son idée, la capture, la tient, lâche les fausses bonnes pistes, cherche les doubles sens, les différents degrés, en dessine les déclinaisons visuelles, en affine les croquis, réfléchit à leur mise en espace, à leur faisabilité, se régale à l'avance d'une économie de moyens qui donne la clef de l'œuvre.

‘Je pars toujours d'une correspondance entre la réalité et une abstraction. Tout fait l'affaire : les nuages dans le ciel, une expression dans un livre, un mythe, une scène sur le Vieux-Port… Après, c'est l'humeur qui décide. Ça coule naturellement, comme l'écriture automatique.'

L'exploit, avec cet humble bricolage, c'est de faire ouvrir les yeux sur le monde, de favoriser une réflexion sur l'humain. Les iconographes ne s'y trompent pas qui s'emparent de ses images pour illustrer des articles du « Monde diplomatique » ou des chapitres de manuels philosophiques sur Kant ou Schopenhauer. Ce qui plaît, chez Garcin, c'est cette métaphore qui se déploie dans un champ narratif, plus philosophique que romanesque. »
Extrait du texte de Magali Jauffret, Tout peut arriver, photographies de Gilbert Garcin, Éditions Filigranes.

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Gilbert Garcin vit et travaille à Marseille. L'exposition présente une quarantaine de photographies réalisées entre 1995 et 2012.
Les tirages barytés sont réalisés sous son contrôle par Picto.

Il est représenté par la Galerie Camera Obscura, Paris.

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Il a publié plusieurs livres de photographies :
La vie est un théâtre, Éditions Filigranes, 1999
L'homme qui est une image, Éditions Autre temps / Fondation Regards de Provence, 1999.
Simulacres, Éditions Filigranes, 2002
Le témoin, Éditions Filigranes, 2005
Tout peut arriver, Éditions Filigranes, 2007
Mister G., Éditions Filigranes, en deux volumes publiés en 2009 et 2011
Lorsque le vent viendra et Faire de son mieux, Éditions Filigranes, 2013
ces deux ouvrages sont disponibles séparément ou réunis dans un coffret.